6321 Boxon | Le l⚥ng de la passerelle

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Le l⚥ng de la passerelle
L'histoire d'une traversée
Boxon | 08.03.2017 - 14 h 25 | 0 COMMENTAIRES
Le Long de la Passerelle ferme, vive Le Long la Passerelle

Yagg est revenu en ligne il y a quelques mois, ainsi que les blogs. Toutefois, une grande partie de ceux-ci vont être mis supprimés, de même que toute la partie Communauté de ce site. Mon blog ne va pas échapper à cette suppression, qui est imminente.

MAIS, hors de question que celui-ci disparaisse de la Toile. Aussi, j’ai transféré l’intégralité de son contenu sur un autre serveur, le mien en fait. Et cela se passe ici :

http://damia.dblogs.net

L’occasion pour moi de proposer une interface différente, plus claire, et surtout d’utiliser la typographie utilisée dans tous mes visuels comme typographie de base de mon blog. Il reste encore un peu de ménage à faire car lors de l’import je me suis retrouvée avec des doublons, voire des triplons (d’articles, d’images, de commentaires), que je ne peux pas expliquer.

Ceci est par conséquent le dernier article que rédige ici, sur mon blog Yagg. Un blog ouvert en Mai 2012, il y a 5 ans désormais. Entre Marseille, Toulouse, Saint-Nazaire, Martigues, Dijon et à présent Bergerac, beaucoup de choses se dont déroulées.

Je voudrais en profiter pour remercier spécialement deux personnes, qui m’ont sauvée à la vie à des moments où je croyais tout espoir perdu : @juju666 pour toute l’aide qu’elle a pu me fournir pour ma transition, ses précieux conseils, son aide morale, et matérielle aussi ;  ainsi que @juls pour m’avoir abrité sous aile un temps et à un moment où je n’avais personne vers qui me tourner.

Et il m’est impossible de citer tou-t-es les Yaggeur-s-es que j’ai pu rencontrer IRL et qui étaient vraiment super 🙂 Je pense notamment à @caro, @sophisticket, Cat, @sylvainj, @hurricane, et j’en oublie. Des bisous en tout cas !

Merci Yagg pour m’avoir permise d’avoir cet espace d’expression, pouvant témoigner librement de ma transition, alors même que j’étais encore dans le placard.

Le Long De la Passerelle continue, sur un autre serveur, mais le blog et son autrice restent les mêmes 🙂

A bientôt !

Boxon | TransMilitantisme | 20.05.2016 - 14 h 27 | 5 COMMENTAIRES
[Mise à jour du 28/09/16] Sur le changement d’Etat-Civil, que dit le nouveau texte ?

Je vais tout d’abord prendre quelques préalables et expliquer un peu le cadre et le contexte. Donc…

Introduction

Le texte qui nous intéresse est un Projet de Loi (PJL), émis par le Gouvernement (contrairement à la Proposition de Loi, ou PPL, texte émis par le Parlement), et plus précisément par Christiane Taubira, ex-Garde des Sceaux. Il s’agit du texte n°3726 intitulé Modernisation de la Justice du XXIème Siècle. Oui, rien que ça. Il s’agit d’un ensemble de réformes du Code Pénal et du Code Civil, afin de simplifier certaines procédures et de rendre la justice plus efficace, notamment avec le règlement de certains conflits à l’amiable, ne plus faire intervenir de juges dans certaines situations spécifiques, transmettre certaines compétences qui étaient du domaine judiciaire aux officiers d’Etat-Civil, et j’en passe.
Alors ce texte, d’ambitions modestes, serait passé assez inaperçu s’il y n’avait pas reçu d’amendements se concentrant sur les démarches de changement d’Etat-Civil.

1 • Procédure législative

Mais avant il convient de comprendre -basiquement- comment un PJL (ou une PPL), modifie le droit actuel. La plupart de ces textes sont présentés sous une série d’articles, chacun modifiant les textes (Code Civil, Code Pénal, Code du Travail…), ou supprimant ou ajoutant de nouveaux alinéas, paragraphes, voire des sections complètes. PJL comme PPL peuvent être amendés. C’est-à-dire qu’à tout moment, député-é-s, sénateur-ice-s, gouvernement, peuvent venir modifier proposer des amendements dans ce texte. Soit pour préciser, soit pour modifier, soit pour supprimer un ou plusieurs articles. Bon, je ne parlerai des détournements politiciens de l’usage des amendements (pour ralentir la procédure législative notamment…). Ces amendements sont votés, ils peuvent être rejetés comme adoptés (voire écartés ou retirés).

• Au Sénat

Alors donc, nous avons notre PJL (dans notre cas), proposée par le Gouvernement, en 1ère lecture au Sénat (je ne parlerai pas des procédures préparatoires qui on mené à ce moment là. Vous voulez que je vous parle « études d’impact » par exemple ? Non hein.), les 3, 4 et 5 Novembre 2015. Dans cette PJL est présent un article 18, concernant les registres d’Etat-Civil (voir ici, le texte de base), qui va être pas mal retoqué. Mais jusque là, cet article, bien qu’amendé, ne présente rien concernant le changement d’Etat-Civil et se cantonne à quelques modifications. Il sort du Senat en cet état.

• À l’Assemblée Nationale

Donc direction l’Assemblée Nationale où il passe en commission des lois, et se retrouvé flanqué de nouveaux amendements. Dont l’amendement CL190, gouvernemental, modifiant l’article 60 du Code Civil sur le changement du prénom. Cet amendement sera adopté, et donc inscrit dans le PJL, qui figurera dans l’article 18quater. Changement du prénom, mais aussi…

Sergio Coronado (accompagné de Pascale Crozon, Erwann Binet et Michelle Delaunay), lors de la séance de travail en commission des lois du 4 Mai 2016, propose un amendement, intitulé CL89, visant à faciliter les démarches de changement de la mention du sexe à l’Etat-Civil. Amendement qui sera rejeté. Bien dommage car celui-ci proposait une nette déjudiciarisation et démédicalisation de la procédure (en faisant appel à une demande via l’officier d’Etat-Civil). Et proposer à la place quelque chose d’autre (demande adressée au procureur de la république par exemple). Donc de nouveaux amendements devraient être apportés.

C’est ce qui se produit, le 17 Mai 2016, lorsque le texte, intitulé 3726, arrive en 1ère séance publique. Avec cette fois-ci plusieurs amendements. D’abord un amendement -très identique au CL189- concernant la modification de la mention du sexe à l’Etat-Civil, numéroté 150. Il sera non pas rejeté, mais retiré ! Sous la pression du Garde des Sceaux, Jean-Jacques Urvoas, qui a proposé un autre amendement, malheureusement plus contraignant (vous verrez plus bas). Il s’agit de l’amendement numéro 282, qui viendra avec des sous-amendements, qui vient créer de nouvelles sections dans l’article 61 du Code Civil (après la section 61-4). Cet amendement sera voté favorablement, et intègre désormais le PJL. Nous sommes le 19 Mai 2016, et pour la première fois, un projet de loi intègre des dispositions concernant le changement d’Etat-Civil.

Alors ? Révolution ?

C’est… compliqué.

[MISE À JOUR DU 3 Juillet 2016]

Le 22 Juin 2016, le texte est passé en Commission Mixte Paritaire. Un accord n’a pas pu être trouvé. Et donc, le texte est revenu à l’Assemblée Nationale afin qu’il soit de nouveau examiné et amendé en commission des Lois. De nouveaux amendements ont donc été ajouté à l’article 18quater. La proposition s’en trouve donc de nouveau modifiée. Le texte sera discuté en séance publique du 11 au 13 Juillet 2016. Il est donc probable que l’article subisse encore des modifications. La suite sera le Sénat, avec encore des modifications apportées (pas de dates connues pour cette commission) et un dernier retour à l’Assemblée Nationale qui statuera de manière définitive, avant la promulgation du texte.

[MISE À JOUR DU 22 Septembre 2016]

La discussion de l’article a été menée le 19 Septembre en commission des lois au Sénat et le bouleverse totalement. Celle-ci fait disparaître purement et simplement la modification de l’article 60 (amendement COM-80), qui déjudiciarise la procédure du changement de prénom. Mais encore plus grave : cet amendement, intitulé COM-81, renforce la médicalisation de la procédure. Il reste encore à voir le résultat de la séance publique du Sénat qui se tiendra les 27 et 28 Septembre, avant que le projet de loi n’aille une dernière fois à l’Assemblée Nationale, qui fixera sa forme définitive à notre 18quater.

[MISE À JOUR DU 28 Septembre 2016]

La séance publique tenue le 27 Septembre n’aura vu aucune amélioration de l’article. Tous les amendements en vue de rétablir le texte dans sa version d’avant commission des lois au Sénat ayant été rejetés, dont un non-soutenu et un autre retiré. Le texte conserve donc son caractère médicalisant, psychiatrisant.

(suite…)

Boxon | TransMilitantisme | 24.12.2015 - 14 h 37 | 4 COMMENTAIRES
Harcèlement transphobe sur Twitter

[Addendum du 3 Janvier : Cet article servira à signaler tout compte Twitter responsable de harcèlement auprès de personnes trans, voir en bas de l’article]

[TW Transphobie]

Call-out.

Il n’est de secret pour personne que, sur Twitter, je tiens un compte. Celui-ci avait été mis en privé durant une assez longue durée, pour des raisons qui ne regardent que moi. Je m’étais remise en publique, fin Novembre, me sentant suffisamment en sécurité.

Làs ! Un mois plus tard, je me retrouve à devoir lire dans mes mentions des tweets d’une grande violence, transphobes au possible. Captures d’écran :

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Capture d’écran 2015-12-19 à 02.39.32

Capture d’écran 2015-12-19 à 02.39.18

 

D’ordinaire, je bloque la personne et basta. Généralement ça suffit à décourager les glandus. Seulement, ce sombre rigolo avait décidé de continuer, en créant un 2nd compte. Nouvelle vague de tweets tous aussi merdiques les uns que les autres.

Capture d’écran 2015-12-22 à 10.30.43

Je décide donc de me mettre en privé et d’attendre deux jours.

Deux jours plus tard, je me remet en public. Et à la même heure environ (soit 2h du matin), ça recommence, via un troisième compte.

Capture d’écran 2015-12-22 à 10.31.24

Capture d’écran 2015-12-22 à 10.31.36

Et un quatrième compte de crée, après avoir évidemment bloqué -et signalé- le précédent.

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Le premier compte, @rollon775, est à présent désactivé (ou supprimé), espérons le par Twitter, suite aux signalement. Le 2nd et le troisième (@dtctravelo et @plombierpalona1) sont toujours actifs et publics. Le quatrième (@DTC74) n’est plus actif aussi. Je vous invite par ailleurs à signaler auprès de Twitter ces deux comptes pour harcèlement ciblé, car il s’en est pris principalement à moi, mais également à Tom-Alex.

Et maintenant, je vais m’adresser directement à toi, harceleur de pacotille. Je sais que tu m’as trouvée sur Twitter via ce blog. Je sais que ça fait depuis un petit moment que tu crevais d’impatience de m’en fiche plein la tronche, sans doute parce que cet été t’a pas supporté que je m’en prenne de façon virulente aux ordures transphobes de ton espèce (Florent Peyre, ça te dis quelque chose ? C’est la 1ère chose que tu as tweeté sur ton compte, l’ami Rollon 😉 ). Et je sais que ton courage est proche du néant, ne trouvant rien d’autre à fiche que d’attaquer en pleine nuit, alors que tout le monde sur Twitter dort. Laisse moi te dire ceci, sombre merde que tu es : tu ne l’emporteras pas, et tes tentatives d’intimidation trollesques ne marcheront pas. N’espère pas que je ferme ma gueule, car c’est très loin de se produire. Je me suis mise en privé car j’ai pas envie de passer mes nuits à bloquer ta chiasse incessante. Si encore t’avais le cran de te calmer, et d’arrêter de faire chier le monde, ça irait encore. Mais faut croire que tu n’as pas une once de vie, et que tu es visiblement né bien avant le respect et la décence. Les tocards de ton espèce êtes le cancer de cette planète.
Tu t’es dis que tu allais nous faire passer de mauvaises fêtes à Tom-Alex et à moi. C’est perdu. On va passer d’excellentes fêtes car nous, contrairement à toi, savons rester dignes. Je ne saurai donc trop que de te recommender chaudement d’aller t’acheter une vie et une âme.

PS : Tout nouveau tweet de ta part, envers moi, ou Tom-Alex, sera affiché dans cet article. Libre à toi de passer publiquement pour un tocard. Et si il y en a suffisamment, je pourrait reverser 1€ par tweet en dons à l’Association Nationale Transgenre.


Ci-dessous vous trouverez la liste de tocards qui viennent chougner dans mes mentions.

Nouveau tocard :

Capture d’écran 2016-01-03 à 16.32.24

C’est par là : https://twitter.com/Kostja_Dem [DÉSACTIVÉ]

Liste d’autres comptes Twitter.

Et un autre compte : https://twitter.com/Soroia13
Et son premier compte, qui existe depuis plus longtemps, et qui visiblement s’amuse à parler de cisphobie et autre oppressions illusoires : https://twitter.com/Soroia

** Enfin, je vais le hurler à la cantonade, façon tragédie grecque, tachez de vous répartir ça au mieux : **

LE HARCÈLEMENT EN LIGNE EST UN DÉLIT !!!

Boxon | 29.03.2015 - 13 h 38 | 0 COMMENTAIRES
1 an ♥︎

27 Mars 2014. Nous sommes un Jeudi soir. Et comme chaque Jeudi soir, je participes au temps convivial de CIGaLes, qui commence à 20h, au local de l’association.

Je consulte le compte FB de l’association et vois qu’une personne veut y prendre part pour la première fois sur un statut de l’association. Je fais un peu office de guide en lui disant quel bus prendre et à quel arrêt descendre, etc. Une personne visiblement angoissée à l’idée de prendre les transports en commun. J’apprendrai qu’en fait cette personne n’avait jamais pris de bus depuis son installation à Dijon.

Ce soir là, à CIGaLes, il y a deux nouvelles personnes. Celle dont je parle arrivera en second. Rapidement nous nous mettons à discuter et à échanger, notamment sur l’astronomie et la météorologie, qui semblent vivement l’intéresser. Je crois que je suis sur un petit nuage à ce moment là. Faut dire qu’à cette époque là, j’étais sentimentalement perdue. Déception amoureuse violente. Beaucoup de rancœurs en moi-même. De rage par moment. Des rechutes, nombreuses. Aussi, je suis aveugle à ses statuts FB plutôt évocateurs par moments, qui auraient du titiller mon esprit.

Ce n’est qu’un mois plus tard que nous nous mettons ensemble, à la suite de plusieurs épisodes où nous nous rapprochions de plus en plus. Que nous formons le couple que nous formons actuellement. Mais cela ne fut pas une mince affaire… A commencer par moi. Me considérant lesbienne à l’époque, quand il m’a fait son coming-out FtM, j’ai eu un choc. Grosses remises en questions. Mais une chose évidente était là, devant moi : je l’aime. C’était indéniable. Et ça l’est toujours. Je ne pouvais pas le quitter. Je ne peux toujours pas le quitter.

Tu m’as sauvée à un moment où j’étais au plus mal. Cela n’a pas de prix !

Tom-Alex, je t’avais écrit ça il y a plus d’un mois désormais, alors que tout allait mal :

Tom-Alex, cela va faire bientôt un an que nous nous sommes rencontrés.
A la fin d’un Mois de Mars tu m’as trouvée et réconfortée.
Tu m’as donné la force d’avancer.
Et d’oublier mes douleurs passées.
Nous avons traversés maintes épreuves ensemble.
Certaines furent particulièrement dures. Éprouvantes.
Le désespoir a pu nous gagner parfois, sans raison.
Nous conduisant à de nombreuses remises en questions.
Ce fut dur.
Mais je n’oublie pas que.
Face à la transphobie, face à la bêtise humaine, face à l’arbitraire médical, face à la pauvreté matérielle, face à l’isolement, face à la solitude, face au chagrin et au désespoir, face à la dépression, je n’oublie pas.
Je n’oublie pas tant le chemin qui est derrière nous que devant nous.
Je n’oublie pas que nous sommes toujours là, et que nous ne craignons rien !

Courage mon Tom-Alex, mon amour.

Je t’aime,

Ta Puce,
Damia

Sache que je pense toujours les mots de ce petit texte. Nous allons certainement traverser des zones perturbées, mais tant de bonheur et de joie à découvrir. Sache je ne te laisserai jamais tomber, que je serai toujours là. Quoiqu’aient pu en penser certaines personnes, allant même jusqu’à m’accuser de tout faire pour ralentir ta transition, allant même jusqu’à l’accusation totalement ridicule de misandrie et que c’est incompatible avec le fait d’être en couple avec un FtM. Faisant tout pour tenter de détruire ce que nous tentions de construire.

N’oublie pas ces mots Tom-Alex : Je ne laisserai rien ni personne se mettre en travers de notre couple.

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Une année maintenant. Le temps passe vite. Je ne regrette pas cette année passée. Car je regarde devant toutes les autres que nous avons devant nous. Nous avons notre chez nous, notre nid douillet, notre cocon.

Une année.

Je t’aime,

Damia

Boxon | 15.08.2014 - 13 h 33 | 15 COMMENTAIRES
Les 14 phrases que les personnes transgenre ont marre d’entendre

Vu que Yagg parle des X phrases qui agacent profondément les gays puis les lesbiennes. Je me disais qu’il fallait que je fasse l’équivalent trans 😉

Avec des gifs animés de My Little Pony !

 

1 – «Hé bien on dirait pas que tu es trans»

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N’est-ce pas hein ? Malgré tous mes efforts… Dommage, j’aurais bien aimé qu’on voit de suite que je suis trans…

(suite…)

Boxon | 23.06.2014 - 01 h 12 | 3 COMMENTAIRES
Parce que Lui.

Le 23 Avril, nous révélions l’un à l’autre, alors que j’étais à la dérive. En perdition. Comme une personne jetée à la mer suite à un naufrage d’un navire qui aurait dans mon imaginaire mené mon cœur à destination.

Je me souviens de notre première rencontre et première soirée à CIGaLes, sur le canapé rouge. Tu m’avais laissé une drôle d’impression. Quelque chose d’indéfinissable. Et puis je ne t’ai plus revu durant quelques semaines. Nous parlions de nos passions commune, la météo et l’astronomie. Je commençais à m’intéresser vivement à toi, sans le montrer. De peur d’être de nouveau confrontée à cette mer froide et sombre.

Et puis vint le 23 Avril. Je compris tout. Et pu me montrer totalement à toi. Défaire les chaînes qui enfermaient mon cœur et oser l’exposer de nouveau.

L’idée de ta transidentité fut un choc pour moi. Un mini-traumatisme qui fit vibrer ma Passerelle. Durant une semaine je n’étais plus capable de manger correctement. Mais tu étais là pour me rassurer, et faire fuir cette boule au ventre que j’avais nuit et jour. Je ne pouvais pas me permettre de tout laisser tomber. Car je t’aimais.

Maintenant notre couple est sauf. Il est maintenu à flots. Je compte voguer avec toi sur les Sept Océans. Te réconforter. T’accompagner aussi loin que possible.

Parce que toi. Tom.

Je t’aime.

 

Son blog est ici.

 

Boxon | Féminisme | 03.06.2014 - 17 h 29 | 6 COMMENTAIRES
Not All Men – Not All X…

NotAllMen

 

Donc je voudrais faire une petite note sur cette expression que l’on peut voir, surtout dans les milieux militants féministes.

“Not All Men”,  Pas Tous les Hommes en français donc. Mais quoi « pas tous les hommes » ?

C’est bien simple : Quand vient le sujet des agressions, du harcèlement de rue, qu’on parle des souffrances, des traumatismes qui y sont liés, de l’état dans lequel cela met les femmes qui en sont victimes, bien souvent la réaction des mecs c’est :

Mais nous ne sommes pas tous comme ça !!

Bien. Donc, mec, on te parle de quelque chose qui entraine de véritables traumatismes, parfois jusqu’au suicide. Et la seule attitude que tu trouves face à ça c’est dire que tous ne sont pas comme ça. Quel est le but ? Chercher à TE déresponsabiliser ? Si tu cherches à te déresponsabiliser c’est sans doute parce que tu as des problèmes par rapport à ça. Je dirai même très certainement. Et c’est grave.

Mec, tu fais partie, que tu le veuilles ou non, d’un système qui privilégie les hommes. C’est comme ça. Tu as des privilèges liés à ta virilité masculine, impossible de s’en défaire. La moindre des choses quand on te met face à ce que ces fameux privilèges entrainent de mauvais (harcèlement de rue…), c’est justement d’éviter de la ramener te victimisant et claquer le « Not All Men ».

Alors quelle posture adopter ? Je ne sais pas… Soutenir la personne qui vient de se faire agresser par exemple serait une attitude correcte. Se promettre que la fois où tu verra une femme se faire harceler dans la rue, intervenir. Et faire passer le message parmi des co-privilégiés, en les sensibilisant à la question, en les éduquant. Leur dire que non, ça se fait pas de dire à une femme « Tu es trop mignonne » dans la rue. Que ça ne se fait pas de la juger sur ses vêtements. Qu’il faut respecter son espace privé (ne pas l’aborder et lui parler à 30 cm du visage). Bref, il y a plein de façons respectueuses et bienveillantes de réagir et de lutter contre ça.

Et attention. Il en va de même avec les variantes : « Not All Whites », « Not All Hetero » et le « Not All Cis ». Même si moins employés, ils dénotent le même comportement. A savoir qu’en tant que blanc, hétéro ou cis, faire savoir que non, vous n’êtes pas tous-t-es comme ça, c’est nullissime. Ça fait intervenir le même déni de privilèges.

Voilà, cet article je le voulais assez rapide mais je voulais mettre certaines choses au clair sur des trucs qu’il m’arrive d’entendre, lire de ci et de là.

Boxon | Photographie | 01.06.2014 - 13 h 07 | 0 COMMENTAIRES
Marche des Fiertés d’Auxerre 2014

Une très belle édition. Mais pour en juger il faudrait que je puisse comparer avec l’an dernier… Cela dit une belle Marche 🙂 Alors les photos, il faisait encore un temps resplendissant !

Discours devant l’Hôtel de Ville, à mi-parcours.

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Et marche dans les petites rues du vieil Auxerre.

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(suite…)

Boxon | 24.05.2014 - 17 h 47 | 4 COMMENTAIRES
Appel à témoins – La vie sexuelle quand on est trans

Bonjour,

Depuis quelques temps c’est un petit projet que j’ai en tête, parler en toute honnêteté et simplicité de ce qui est encore tabou, et bien trop souvent exotisé, érotisé : la sexualité trans. Et surtout celle des trans non-opéré-e-s.

Mes interrogations pourraient être les suivantes (Attention, ces questions ne sont là qu’à titre indicatif, ce n’est pas un questionnaire que je vous propose, elles sont là pour vous proposer des pistes de réflexions 😉 Mais si vous préférez êtres guidées par elles, ça marche aussi 🙂 :

  • L’utilisation du sexe ? Est-ce que les trans se servent de leur sexe comme le feraient des cisgenre, ou bien l’utilisent-il/elles de façon différente, contournée ?
  • Y a-t-il contact sexe à sexe (pénétrations, frottements ?) lors des relations ou bien est-ce plutôt le safe sexe qui est privilégié ?
  • Pour les trans lesbiennes non-opérées, dont la partenaire est cisgenre, la sexualité est-elle de type « hétéro » ou bien vécue comme étant lesbienne ?
  • Pour les trans gays non-opérés, dont le partenaire est cisgenre, la sexualité est-elle de type « hétéro » ou bien vécue comme étant gay ?
  • Partenaires trans. Sexe ou non ? Si oui, de quelles façon est-il vécu et/ou pratiqué ?
  • Mais aussi, est-ce que les relations sexuelles ont une importance ou non ?
  • Et la masturbation ?
  • … Bref, dites nous tout sur la façon dont vous faites l’amour, comment est-il vécu ?

L’objectif est démystifier cet objet qui est je trouve un peu trop tabou, et sur lequel on entends un peu de tout sans réel fondements. Et montrer aussi que la sexualité trans est toute aussi riche et diverse que celles des personnes cisgenre.

Une chose importante : Les témoignages seront évidemment ANONYMES ! Les seules infos que l’on saura sur les personnes seront leurs préférences sexuelles et les types de partenaires (trans ou cis).

Vous pouvez m’envoyer vos témoignages en MP si vous êtes inscrit-e-s sur Yagg, ou par email à dabouic[acrobase]gmail.com

En vous remerciant 🙂

PS : Il n’y a pas de date limite, disons que quand j’aurais une jolie compilation de témoignages, je les mettrais à disposition et j’en ferai aussi un synthèse. Je compte également parler de ma propre expérience car je suis en couple avec un FtM.

 

Boxon | Medias | 08.04.2014 - 09 h 56 | 25 COMMENTAIRES
Top 3 des questions à ne surtout pas poser à une personne transgenre

L’autre jour je discutais transidentité avec une personne cis’ qui voulait en savoir un peu plus. Soudain elle me demande mon ancien prénom. J’ai dit : NON. L’occasion pour moi de lister ici les trois questions à ne jamais poser à un-e Trans quand on discute avec ellui.

NoQuestions

Addendum. Suite à des réactions appelant à nuancer les propos sous-cités, je me dois de rajouter une petite note. Ce que je propose en suite de chaque question n’est pas un modèle type de réponse à apporter. Il va de soi que je n’incite pas à répondre de façon violente et brutale. Je n’appelle pas à la fermeture totale et hermétique sur ces questions. C’est plus une ligne de conduite adressée aux cisgenres vis-à-vis des personnes transgenre quand on découvre qu’on en a un-e dans son entourage, ou bien quand, à l’occasion d’une soirée, on découvre que l’on est trans. Je pars du principe de base que l’on doit nous respecter et ne pas chercher à connaître des choses de nous que l’on ne souhaiterait pas voir s’étaler sur place publique. C’est juste une série de bonnes pratiques à avoir.

1 – «C’était quoi ton ancien prénom ?»

Non. Désolée mais non. Cette question au demeurant triviale est une terrible tentative de vouloir extirper un passé oublié. Pendant une partie plus ou moins longue de sa vie, la personne transgenre a vécu avec ce mauvais prénom qui ne lui corresponds plus, et par conséquent ne veux plus rien avoir à faire avec. Et oubliez aussi le « jeu de devinette » consistant à faire une liste de prénoms dans le but de faire avouer à la personne son ancien prénom. C’est tout sauf drôle ! Même dans le milieu militant LGBT, il m’est arrivée d’apprendre qu’un responsable associatif avait sorti : «Allez, dis-moi son ancien prénom, c’est pour rigoler !» Non. Ce n’est pas drôle. C’est de la transphobie, au sens où l’on invisibilise totalement ce qu’est la personne transgenre actuellement.

2 – «Mais alors ? T’es opéré-e ?»

«Qu’est-ce que ça peut te foutre ? Je t’ai demandé moi si tu es circoncis / t’es faite raccourcir les petite lèvres parce qu’elles pendaient trop ?». Cette question est une terrible tentative de rentrer dans le plus intime de la vie d’un-e trans. On évite. Encore une fois : SEXE et GENRE ne sont pas du tout dépendant l’un de l’autre ! Et ce n’est pas le sexe qui définit une identité de genre. De plus, bon nombre de trans ne veulent pas faire d’opération de reconstruction vaginale ou pénienne. Enfin, ce qui se passe entre nos jambes ne regarde que NOUS. Vous, ça ne vous regarde pas. Pas plus que la taille de votre pénis ou l’aspect de vos petites lèvres.

3 – «Je peux voir des photos de toi d’avant ?»

Même topo que pour l’ancien prénom. Cela concerne un passé que la personne transgenre préfère garder pour ielle, et c’est un passé qui ne concerne qu’ielle. Un passé parfois douloureux. Derrière cette question des anciennes photos il y a bien souvent l’envie de voir comment la personne a évolué. Et donc ? Cela ne vous regarde pas. C’est de l’irrespect et encore une tentative de rentrer dans la vie privée de la personne.

Et encore, ce ne sont que 3 des questions les plus intrusives et les plus chiantes. Il y en a d’autres…

Si toutefois une de ces 3 questions venait à être posée, mon attitude est de ne pas y répondre et d’expliquer pourquoi, histoire que la personne ne reproduise pas ces erreurs plus tard 😉

Enfin, rappelons que ces règles de bonne conduites non-intrusives sur la vie des trans n’est absolument pas respectée par encore trop de médias, qui continuent à rappeler l’ancien prénom de la personne trans, font de longs paragraphes sur l’opération de reconstruction du sexe, n’hésitant pas parfois à diffuser d’anciennes photos (surtout dans les émissions de télévision).

Et pour conclure : Si la personne transgenre souhaite évoquer son propre passé, c’est d’ielle que cela doit provenir. Mais cela est rare…

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